3 décembre 2017 Jade Lc 0Comment

Cet article est un peu différent de ce habituel sur mon blog, aujourd’hui ce n’est pas moi qui y écrit, mais un ami. J’espère que ce nouveau format vous plaira…

Comment tout quitter pour vivre sa vie ?

Combien de fois, dans les films ou les séries, le héros est obligé de quitter son cocon pour vivre sa vie ? Loin de ses amis, de sa famille ? Obligé de partir de son environnement familier pour enfin faire quelque chose de sa vie. Combien de fois est ce que cela vous est arrivé à vous ? Avez-vous déjà été obligé de faire un choix menaçant votre zone de confort ? Le départ de chez vos parents, un ami qui vous quitte pour des études alors qu’il aurait pu rester là ? Ces situations nous entourent, mais comment y faire face ?

J’ai été obligé de faire cette expérience à plusieurs reprises. La première fois a été de quitter mon lycée, pour partir faire mes études. Mais, comme tout le monde à ce moment-là de nos vies, nous sommes partis chacun de notre côté. L’évènement a été géré de manière différente par toutes les personnes composant mon groupe mais nous sommes restés soudés…les premiers mois. Puis après vient la distance, les amis que nous nous faisions chacun de notre côté. Donc de nouveaux amis remplacent les anciens et le cycle de l’amitié continue. C’est la vie. On prend le temps de se retrouver à certaines occasions, on ne se donne pas tout le temps des nouvelles, mais nous restons fidèles les uns aux autres.

La seconde déchirure que j’ai vécue fût mon départ de mes premières études supérieures. Arrivée à la moitié de ma deuxième année, j’ai compris que ces études n’étaient pas faites pour moi. J’ai pris mes affaires, rédigé les papiers qu’il me fallait et j’ai proposé ma candidature dans différentes écoles, toutes plus loin les unes que les autres. Je n’en ai parlé à personne car je me voyais comme un égoïste. Nous avions passé deux ans ensemble, il nous restait un an à tirer tous ensemble avant de partir chacun de notre côté. Sauf moi, qui partait avant. Comment leur expliquer que je tiens à eux mais que, pour cette fois, il fallait que je fasse passer mes intérêts avant ceux du groupe ? J’ai commencé à leur en parler, tranquillement, comme si c’était une nécessité pour moi. Les cours sont devenus facultatifs et l’idée est entrée dans le collectif. Nous commencions à en parler, à se dire qu’on allait se manquer, que l’année suivante et les années d’après ne seraient jamais pareilles. Puis, eux ont aussi compris que ma place n’était pas ici. L’idée que j’avais mis si longtemps à accepter moi-même devenait une évidence. Non seulement pour moi mais aussi pour mon entourage.

Cependant, bien que mon départ soit connu de tous, que tout le monde l’approuve, ça ne change rien au départ en lui-même. Ces amis que je n’ai pas serrés dans mes bras, auxquels je n’ai pas dit au revoir, ceux avec qui je n’ai pas assez parlé…

J’ai la chance d’avoir trouvé des études qui me plaisent et me permettent d’oublier le manque que mes amis ont laissé après mon départ. Si je m’écoutais je pleurerais tous les soirs, seul dans mon lit. Car, bien que je me sois créé un nouvel entourage pour compenser celui que j’ai perdu, les choses ne peuvent être pareils. Bien que je regrette qu’ils ne m’aient pas tous suivis ici, je ne regrette pas d’être parti. Bien que je regrette de ne pas les voir aussi souvent que je le veux, je ne regrette pas de les voir quand je me déplace.

« Pour être un vrai chevalier, il ne faut s’entourer que de choses qu’on peut quitter en trente secondes. »

Sans en arriver là, je pense que le secret de la vie c’est de savoir s’entourer de personnes de confiance, sur qui on peut compter, tout en sachant qu’un jour ou l’autre il faudra les quitter. Peut-être pour ne jamais les retrouver ? On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait alors faîtes comme moi, vivez votre vie selon vos principes, vos envies, vos passions.  Alors aimez vos amis, votre famille, riez, buvez, engueulez-vous avec eux, mais pensez à vous avant tout. Si votre destin vous emmène dans le Sahara pendant trois ans parce que vous savez que vous devez le faire, alors faîtes-le. Partez, laissez vos amis derrière vous et partez. Votre cœur sera déchiré, votre esprit ne pourra penser qu’à ça pendant quelques temps mais vous vivrez votre vie comme vous l’entendez.

Trop de parents ou de nos grands-parents partent en dépression ou en burn-out car ils n’ont pas fait ce qu’ils voulaient. Ils ont vécu leur vie comme leurs parents le voulaient, ou n’ont pas eu les couilles de faire les choix qui s’imposaient. Il ne faut pas que cela se reproduise dans notre génération. Envoyez votre famille, vos amis, Dieu et le Diable se faire foutre. Préoccupez-vous de votre vie pendant qu’il est encore temps, quand vous serez mort il sera trop tard, vous ne contrôlerez plus rien.

« Heureux sont ceux qui ont la chance de fuir mais courageux sont ceux qui arrivent à fuir sans quitter personne. »

Lionel SCREIRIENT

(nom d’emprunt)

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